Vendredi 10 juillet 2009
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                 Texte


           La boite noire


     Je me voyais sur un Océan,
     Liquide noirâtre et tiède,
     Mais presque froid.
     
     J'étais quasiment un cadavre,
     Cependant suffisament vivant,
     Pour m'échouer,
     Nonchalamment sur une plage inconnue,
     Paradis pour ma conscience,
     Que nulle carte officielle,
     Ne pouvait indiquer.

     Je bandais comme un âne,
     Et sans Viagra.
     J'accrochai un morceau,
     De tissus blanc à ma bite,
     Qui me servait de mât de fortune.
     Je hissais la voile, 
     Le long de mon membre,
     Et
     Je voguais ainsi,
     Longtemps, 
     Longtemps,
     Longtemps,
     Aussi longtemps,
     Que mon mât me le permettait.
    
     Et je ne débandais que rarement,
     Trop heureux de m'être,
     Transformé en navire,
     Parfaitement écologique.
    
     Le vent a forci.
     Et ma bite a cassé.
     Rupture de l'os central.
    
     J'ai tout fait pour réparer,
     L'instrument de mon indépendance.
     Mais ça n'a pas marché.
     Et j'ai coulé.....
    
     Il y avait un trou,
     Entre mes deux fesses.
     L'eau est rentrée par là.
     Et j'ai coulé par 6000 mètres de fond.

     J'ai laissé ma boite noire en surface,
     Pour la Marine Nationale.
     Qui a tenté de m'aggriper par le mât,
     Dans un ultime élan d'humanisme et
     De civisme.
    
     Mais trop tard, une vague
     M'a prise,
     Par devant,
     Par derrière,
     Enfin, je ne sais plus.

     Et j'ai coulé.

     Ma boite noire est 
     Une bouteille de cidre
     Dans laquelle sont consignées
     Mes dernières volontés et 
     Mes fantasmes de Marin,
     Sans femme.

     
                                                                                      

                                                                                       David Beck


                                                                                       10 Juillet 2009
  
    
Vendredi 10 juillet 2009
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          Texte


   Une vie heureuse


  
   Nous étions tous en guenille,
   Jeunes et fous,
   Nos conditions ?
   Du vent et du sable
   Et pour tout héritage:
  
   La vie devant nous.

   Nous faisions des rêves insolents.
   Comme dans un feuilleton Américain.
   Une salope pour nous vider les couilles.
   Un palace pour notre futur dilemme.
   Une voiture sans poignée.
   Comme une poubelle sur roue.
   Un compte bien garni.
   De la musique Soul
   Entre deux impatiences.

   Nous faisions des rêves impudiques.
   Nous les gosses de pauvres.
   Nous les gosses de riches.
   Nous pensions déjà à notre
   Descendance inutile.
   Et ces rêves communs.
   Inutiles.
   Et fades.
  
   Les années ont passé...
   Doucement lentement.
   Et ce qui étaient nos rêves
   De jeunes branleurs
   Sont tombés dans le puit
   Sans fond des habitudes....
   Putain, ça coule
   De source.
   J'étais dans la marge,
   Je suis dans la norme,
   Je suis loin de la MAJUSCULE,
   Ma vie est une rature,
   Maladroite,
   Et indécise.
 
   Je suis allé à un diner de cons.
   Quelques faux amis,
   Quelques vrais adjectifs,
   Et nous partageons entre
   Jeunes bourgeois désabusés,
   Les rêves qu'en route,
   Nous avons perdu.

   Nous avons fondé un foyer.
   Nous roulons en Renault Scenic.
   Nous n'avons pas trouvé la salope
   De nos rêves cachés pour nous vider
   Les couilles.
   Mais notre femme.
   Notre Alter-Ego
   Qui fait bien l'affaire.
   
   Le compte en banque n'est pas
   Aussi garni que nous l'aurions
   Souhaité.
   Les impôts nous pompent,
   Nous taillent une pipe.
   Le compte en banque est vide
   Comme nous.
   On s'est vidé les couilles.
   Les photos des enfants
   Posé sur l'étagère Ikea,
   Parle d'elle-même.

   Putain de vie.
   Une histoire de vie 
   Courante.


   Nous fondons la famille.
   Tant espérée.
   Les bagues de mariage
   Sur les tables de chevet
   Indiquent déjà
   La future cicatrice
   L'illusion.
   Le divorce guette
   Déjà Ken et la pourpée Barbie.
   Se déchireront dans la maison
   Trop grande
   Acquise dans la douleur et les
   Sacrifices des années achetées
   A crédit.

   Les enfants ont grandi.
   Ils sont aussi cons.
   A l'image de Papa - Maman.
   Les fleurs ont fané.
   Zut !!!
   Maman a vieilli un peu.
   Elle me fait moins bander.
   On a bien fait de divorcer.

   Le monde d'Adam et Eve.
   Un jardin pour les cons.
   Régime sec: 
   Des pommes.
   Et des patates du
   Lundi
   Au
   Dimanche.
   Les allocations
   Tomberont
   Pour les gosses
   Et nos rêves déchus.
  
   Papa a vieilli aussi.
   Sa moustache
   Poivre et sel
   Ne cache plus la bedaine.
   Maman s'est cassée avec
   L'argent et l'argenterie.
   Papa fume et boit
   Des alcools
   Qui entretiennent
   Sa gueulle de bois.

   Le fils de pute
   D'huissier
   Est passé
   Lundi
   Mardi
   Mercredi
   Jeudi
  
   Vendredi
   Papa a acheté
   Un fusil
   En vue de sa prochaine
   Visite
   A la villa
   " Les Gens Heureux "
   Bien décidé à agrandir
   L'orifice
   Du représentant
   De la justice
   DIVINE
   Bleu
   Blanc
   Rouge.
   
   On a tout essayé 
   Pour calmer
   Le brave
   Homme
  
   Mais 
   L'huissier
   A ouvert
   Sans autorisation
   La porte 
   Du paradis 
   Perdu
   Et des vieilles 
   Interrogations.

   Papa a fouttu
   Dans son cul
   Un sacré pruneau.
  
   La justice a été rendu
   Dans les Paradis Artificiels
   De nos quotidiens
   Fragiles
   Et tout à fait
   Factices.

   Papa a été fouttu en tôle
   Pour avoir rendu
   Justice.
  
   Il a pris pour 15 ans.

   L'huissier est mort
   Avec un trou de balle
   Comme le tunnel du Mont-Blanc.

   C'est insolent.
   Mais c'est comme ça.


   La vie est devenu depuis
   Un peu moins banale.
   Papa mange mieux en prison.

   Mais il ramasse souvent la savonnette.



                                                                      David Beck
    
                                                                      10 juillet 2009

  
Vendredi 10 juillet 2009
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                            Texte


                            LE P8

 Réunion au sommet des 8 pays les plus insignifiants du monde



Un appel sur ma ligne privée.
Je décroche mon téléphone diplomatique
Couleur pistache,
Cadran Rotatif
Année 1985,
Un modèle rare et unique.

Je viens d'être promu au statut
De diplomate de la pauvreté
Dans les pays divergeants
De demain
Et d'aujourd'hui.
Des pays inconnus
Dont je suis la voix dans ce monde
Vicieux.

Tel Robin des Bois.
Je suis monté dans ma R12 limousine
Acheté sur un marché d'Abidjan.
Sièges en velour bleu délavé.

Un bidon de vinasse
Pour le passager.
Le patron !!!
( Moi )
Marque: La Villageoise.
Putain, c'est pas du vin !!!
C'est du vinaigre !!!

Une 1664 pour mon chauffeur.
Direction le quartier général de la 
Pauvreté.

Je dois tenir mon discours.
SUR NOTRE AVENIR.
NOUS.
Les pauvres.
Nous, les Noirs,
Nous, les Blancs,
Nous, les Jaunes,

Esclaves de nos propres
Incertitudes.
Corruption transfrontalière
La mondialisation nous l'a
Fouttu dans le cul.

Je dois SAUVER LE MONDE.

En particulier les pauvres.
Je dis à mon chauffeur d'accélérer.
Mais la R12 a chauffé.
Trop.

Et nous avons coulé une bielle
au Sud de Paris.
Capitale d'Asterix
et des Gaulois, nos cousins
Moustachus qui comme nous,
aiment le pinard et la liberté
De parole.

" Putain de merde, fais chier !!! "
M'exclamai-je dans un Français parfait...

Nous sommes attendu et déjà nous sommes 
En retard.
Je suis furieux et je manque
de me mettre en colère.
Mais je reviens vite à une vision diplomate
De la situation.

Je retrouve mon calme.
Ce genre de connerie ne serait jamais
Arrivée à Obama dans sa Cadillac.

Heureusement
Mon cortège diplomatique
est pris en pitié et en stop
Par un autobus rempli
de compatriotes Roumains
et Ukrainiens
Qui par hasard se rendaient
Aux champs Elysés.

Au bout de 1O minutes,
Grâce à mon bagoût,
Je détourne
Ses braves gens, touristes
Désargentés vers ma direction.
En avant vers le P8.

Réunion au sommet des 8 pays les plus insignifiants du monde

Du coup, les Slaves bourrés à la Vodka
Et à l'alcool à 90 degrès ont vite oublié
Les champs Elysés.
Ils parlent déjà d'une révolution
Possible.

Armés de pistolets à eau.
Ils dansent sur des airs de Balalaika
Des danses Hongroises et Russes.
Ils sont fous Furieux
Lorsque je leur dis que Sarkozy
Cet enfoiré de nain de jardin
A pour plan secret d'envahir le Sud 
De la Roumanie
Et d'y construire les plus grands 
Sex-Shop du monde
Et d'y installer des centrales nucléaires.

J'ai du mal à contenir ces peuples
Qui me demandent expressément
D'aller à l'Elysée
Pour rencontrer le plouc qui nous
sert de président
et de clown au G8,

Les 8 plus grandes puissances au
monde et dans la galaxie.

Nous arrivons au Nord de Paris
Dans un endroit secret
Réunion du P8 oblige.

Des gardiens
Sénégalais
Garde l'entrée de l'usine désafectée
Dans laquelle, nous dessinons
Le monde de DEMAIN.

Un monde pour les pauvres.
Nous sommes tous réuni.
Nous sommes plus nombreux
Que prévu !!!


Il y a bien les 8 pays les plus insignifiants de l'univers:

La Belgique.
La Jamaique.
Le Sierra Leone.
Le Ghana.
L'Ethiopie.
Le Congo.
Le Niger.
La Bolivie.

Et le Nicaragua.
( Il était pas invité le Nicaragua ??? )

Tant pis, me dis-je !!!
Il est bon
D'aggrandir le cercle
Fermé des puissances
Insignifiantes
Que nous sommes
Et resterons.

Après, le discours
D'ouverture du P8 
Présidé cette année 
Comme l'année dernière
Par l'Ethiopie.
C'est à moi que reviendra
le discours
Sur notre dette extérieure.

Et déjà, je dois annoncer nos mauvais
Résultats.

J'ai beaucoup appris
Sur les ficelles de la politique
En général en observeant
Les discours faussés,
Des dirigeants fantoches
Qui gouvernent nos rêves
D'électeurs idiots.
Et c'est en France,
Que j'ai le plus appris.

J'ai observé de vieux menteurs,
Les vieux bricards
Du reality Show 
Constant
Balanceant
Un jour pour la gauche
Et le lendemain pour la droite.
J'ai tellement retourné ma chemise
Que je ne sais plus ou est
Le revers
Du bon côté.
Et c'est ça la politique.

Bon sang, me dis-je
En regardant 
L'assemblée générale
De mes concitoyens
Compagnons d'infortune
Misérables et pauvres.
Un diplomate
Sur deux
Avait des chaussures.
Les autres étaient
Pieds-nus !!!

Le président du Ghana
Etait même venu à poil
Pour le P8 !!!!

Comment leur dire:
Que nous n'avons plus d'argent !!!

Comment dire à ces 8 pays,
qu'à nous, huit,
nous avons moins d'argent en une année
que le fils Sarkozy en une semaine
d'argent de poche.

Que le salaire moyen d'un de nos ressortissants
Ne réprésente même pas
un dixième 
De la valeur marchande de la culotte en daim
De Carla Bruni !!!!

En tant que diplomate, je devais agir
Au nom de l'espoir.
Et MENTIR.

Au moment, ou j'arrivai
Sur le promontoire,
Face à moi,
Un peuple multicolore.
Melting pot de désespoir
Et d'espérances évanouies
Dans un commerce non équitable.

Je commençeais mon discours mensonger:


                       Chers amis


        Nous voici réuni ici.
        Notre révolution va tambour battant.
        Et rien n'arrêtera l'ascenseur social
        Formidable
        Qui nous porte vers des jours meilleurs.

        Pour commençer, et il est important.
        Que je vous en informe.
        C'est une information MAX HAVELAR.
        Commerce équitable.
        Cacao Costa Rica.
        Slogan:
        Du pain pour les pauvres, c'est
        Du chocolat pour les riches.
        
        Nous sommes en bonne voie.
        Et les chiffres sont là.
        C'est désormais 2 dollars par an.
        Et non pas 1 qu'un habitant du Guatemala
        Gagne.

        Félicitons cette avancée sociale
        Qui lui permettra de nourrir aisément
        Ses 14 enfants....
        Et ses 3 vaches...

        La mondialisation vous a déçu ?
        
        Quoi de plus normal !!!
       
        Pardon ?
        Vous dites ??
        Notre dette extérieure ????

        Haaa bein ça va !!!!!

        Je vous présente les chiffres que j'ai
        Reçu en main " propre " d'Achile Zavatta.

        Et tout est écrit NOIR SUR BLANC.

        Il ne nous reste que 70 Milliards de dollars
        à rembourser
        Et vu notre rythme, notre croissance
        Exponentielle, notre dette sera remboursée
        Dans 12 années lumières.

        Les gens étaient radieux, je lisais sur les visages
        La joie que mon discours bien ficellé
        Avait créer.
        
        Quand il restait des dents à ces pauvres gens,
        Ils osaient un sourire.
        Quand il leur restait un oeil, ils lisaient
        En analphabètes, les chiffres officieux, officiels
        Les chiffres faux, qui leur mettait du baume au coeur.

Le P8 eût un succès rettentissant.

Et je suis très fier de vous annoncer, que nous sommes sans cesse
Plus pauvres.
Et plus nombreux !!!

Mais plein d'espoir.

         
                                                           Diplomatiquement vôtre.
                                                                               
                                                           David Beck

   
                                                            10 Juillet 2009








Vendredi 10 juillet 2009
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                         Texte

  
             La milice du savoir vivre 



            J'étais là et dans le fond,
            Je ne savais pas pourquoi,
            Au dîner de l'ambassadeur.
            Entouré d'aristocrates, de bourgeois,
            De nababs et de patrons d'industries.
           
            Tous, vétu des plus beaux atours,
            Diamants et bimbos pulpeuses.
            Et parmi ceux là
            pas le moindre scrupule.
           
            Les dollars me faisaient étérnuer.
            Les sangs bleus m'avaient convié à un cocktail
            et ensuite il y aurait non pas 
             " Un coq au vin "
            Mais un plat appelé
            " Un pauvre fourré aux truffes "
           
            A l'annonce du plat gargantuesque, les Crésus
            s'étaient mis à rire de bon coeur et
            Je fus tout à fait ébloui par le reflet des lustres en cristal
            Qui reverberaient une lumière insoutenable
            dans leurs dents en or.

            Mon mécène 
            Le Comte Auguste de la Motte au Cul
            Et la Duchesse De Rossignol m'avaient convié
            A cette réunion des Hauts Esprits.
            Et des bonnes manières.

            Et je ne me sentais pas 
            " Un invité d'honneur "
            Parmi cette faune argentée et désabusée
            Mêlant nouveaux riches sous les spotlights
            et anciens riches faisant du baise cuillère 
            Afin de retrouver les héritages dissipés des enfants
            Et arrière-petits enfants 
            dépensiers et sans problèmes existenciels.

            Une Baronne en mal de courtoisie
            S'approcha de moi,
            Juste au moment ou j'allai
            Commettre un larcin,
            J'allai glisser quatre ou cinq 
            Pots de caviar
            et une bonne douzaine de cigares dans ma poche
            Quand elle m'accosta et me dit:

            " Alors très cher, c'est vous l'artiste ?? "

            Embetté de ne pas pouvoir poursuivre mon crime
            Je me retournai vers la cigogne,
            Et je lui dis: 

            " Euuuuu Bein ouais.....
            Je cherchais un endroit dans ce vaste édifice
            Ou je pouvais essuyer dans du satin
            la graisse de saumon fumé que j'ai sur les mains
           
            Mais à part le chapeau en autruche de La Comtesse
            Gladys de la Fente en Feu, je ne trouve rien d'assez adequat
            Pour commettre mon indélicatesse.
           
            En effet , Madame la Baronne, je suis David Beck
            Un artiste désargenté,
            Mes ancêtres, des Cosaques Polonais
            Ont malheureusement franchi la Vistule
            en omettant de m'enseigner les bonnes manières. "

            Et la grosse Baronne se mit à rire dans un rire
            Convulsif, moitié sincère et moitié faux.
            Signe distinctif d'une caste 
            que je ne pouvais pas comprendre.
            
            Et je fût débarassé par la baleine à bosse
            Lorsque son fils Gonzague lui fit signe pour rencontrer
            Albert de la Bite au Vent
            Le descendant des Bouteilles de Bourbon
            Homosexuel sans enfant
            Qui devrait assurer
            Bien malgré lui
            La descendance de cette famille en déchéance
            Parmi ce monde sans pitié
            Qu'on nomme les hautes sphères de la France.

            Je me grattais souvent le nez
            Et faisait le tour des tables 
            Pour déboucher les meilleurs vins
            Et tout ça, dans le dos
            Des aristos qui parlaient de choses incompréhensibles
            Pour mon esprit sauvage.
            Je prenais des cartes de visite sans importance
            Avec lesquelles, je ferai des filtres à café de fortune.

            J'étais repu telle une bête, 
            Un sanglier Ardennais.
            J'avais envie de me rouler dans la boue.
            Je voullai lâcher une caisse
            Afin de soulager mon aérophagie passagère
            Dû à mon statut de nouveau riche.
           
            Discrètement pendant que le majordome
            Servait sur des plateaux d'argent les coupes
            De champagne aux Maradjhas
            J'effectuais une roulade à la manière 
            D'un chimpanzé en mal de bananes.
            Et je me cachais sous la table de cérémonie 
            Immense, garnie de verres Baccarat.

            Allongé sur le dos et imbibé d'alcool,
            Et de foie gras.
            J'étais bien décidé à m'endormir
            jusqu'à la fin de cette affreuse partie
            Genre Rotary Club pour Scouts Catholiques
            En mal de luxure.
           
            Je me sentais pris au piège comme
            Un cachalot pris dans des filets.
            J'allai m'endormir
            juste au moment ou allai commençer
            l'intronisation d'un patron du CAC 40
            en proie à une mégalomanie aigue.
            Excroissance d'un mental et d'un orgueil
            Excessif qui fait croire à chacun de ces individus
            Que leur bite est une tour Eiffel qui éclaire le monde.

            Mais soudain mon téléphone portable sonna.
            Ma tête cogna contre l'épaisseur du chêne vernis
            Et je me mis à chercher, paniqué,
            Mon putain de téléphone
            Et sa musique de Bob Marley comme sonnerie.
            Déjà les riches avaient empoigné
            Leurs bergers Allemands
            Et ils cherchaient l'intru.
            
            J'allai me faire prendre.
            Et perdre ma carte de VIP
            Ils me trouveront
            Et me décapiteront 
            Dans les caves de la demeure royale
            Entre des bouteilles de Bordeaux
            Et les catacombes
            C'est trop dur d'être un pauvre
            Parmi les riches !!!
            Au moment, ou un chien allait
            me trouver.
            Je fis une roulade de côté 
            Comme je l'ai appris grâce à
            mon admiration pour Rick Hunter
            Et je me cachait sous la robe de
            Soixante dix mètres de long
            De la reine d'Angleterre qui avait été convié
            Au festin.
           
            Ca sentait sous sa robe 
            Le poisson pourri
            Et la mauvaise nourriture Anglaise.
            J'y vis des choses épouvantables
            A cet endroit.
            Même je n'étais pas le seul sous sa robe !!!
            Comment aurions nous pu croire
            qu'une dame si chaste
            Que la reine avait sous sa robe de mégère
            Une demi-douzaine d'écuyers
            De la garde
            Pour lui assurer
            Une retraite dorée 
            à l'ombre des cravaches ?

            J'apprenais des choses épouvantables
            Dans ce monde fermé
            Et claustrophobe aux restes du monde.

            La reine d'Angleterre marchait lentement
            Et j'étais toujours caché sous sa robe.
            Je pinçeais mon nez
            Comme je pouvais.
            Ca puait sec sous la momie !!!
           
            Nom de Dieu, comment les Anglais      
            peuvent-ils avoir comme gouvernante une telle infection ?
           
             Juste au moment, ou la portière de sa Rolls Royce
            Allait se refermer et l'emmener vers son royaume doré.
            Je fis une roulade discrète vers les arbres de la
            Propriété immense.
            
            Dans la nuit, à l'ombre des fastes, du brillant
            De la condescendance, des pierres précieuses
            et de l'avidité générale,
            Personne ne prêta attention à ma fuite.
            
            Je mis le cap vers les Ardennes,
            Vers mes forêts,
            Bien heureux de retrouver ma vie sauvage
            Et les odeurs familières de la bouse.

            Enfin libéré de la milice du savoir vivre !!!

                                                                                    David Beck

                                                                                    10 Juillet 2009

                                                                                   

            

       

            







Vendredi 10 juillet 2009
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                                                          Texte


                                                  Les donneurs de leçons





                                                  Ils sont là.
                                                  Tout à fait présent.
                                                  Omnipotents.
                                                  Ils savent tout.
                                                  Ils ont un avis sur tout.
                                                  Ils critiquent souvent les autres.
                                                  Ils jugent.
                                                  Ils ont la science infuse.

                                                  Les donneurs de leçons.

                                                  Ils président " aux bonnes idées ".
                                                  Ils vivent dans la frustration.
                                                  Ils vivent dans la jalousie,
                                                  Ils aiment à critiquer,
                                                  Ceux ou celles qui vivent
                                                  Dans leur propre liberté et 
                                                  Leur indépendance d'esprit.
                                                  Les artistes vivent
                                                  TOUJOURS
                                                  Sous le joug

                                                  Des donneurs de leçons.

                                                  Ils sont juges et arbitres, 
                                                  Ils sont les dieux de la morale,
                                                  Ils sont la norme,
                                                  Ils sont " le canon de l'esthétisme "
                                                  Ils sont les esprits vides,
                                                  De l'autre côté de la rive,
                                                  Là ou on ne crée rien,
                                                  Là ou on ne fait rien,
                                                  Là ou on ne tente rien,
                                                  Là ou on n'invente rien,
                                                  La rive facile.

                                                  Des donneurs de leçons.

                                                  Ils pensent tenir les rênes
                                                  De la vérité.
                                                  Ils sont le nid de la pire des choses:
                                                  L'uniformisation.
                                                  Ils président toujours
                                                  A tort et à travers
                                                  A vous donner une leçon d'art.
                                                  Eux qui ne font rien,
                                                  Eux qui ne tiennent, 
                                                  Ni un stylo,
                                                  Ni une plume,
                                                  Ni un pinceau,
                                                  Les Artistes du dimanche.

                                                  Les donneurs de leçons.

                                                  Ils prêchent pour des discours
                                                  Sans intêret et des lettres insipides,
                                                  En les écoutant souvent,
                                                  Je m'ennuie.
                                                  Et je m'endors.
                                                  Ils ont l'esprit rempli de merde,
                                                  Ils ont des idées reçues
                                                  Sur tout,
                                                  Et n'importe quoi.
                                                  Avec eux, le dialogue
                                                  N'est pas un échange,
                                                  Mais un monologue.

                                                  Les donneurs de leçons.
                                                   
                                                  Toujours.
                                                  Ils nous regardent,
                                                  Nous les artistes,
                                                  Et s'opposent
                                                  D'une manière 
                                                  Ou d'une autre,
                                                  A notre liberté d'esprit.
                                                  Paradoxe:
                                                  Ils nous détestent...
                                                  Autant
                                                  Qu'ils nous admirent.
                
                                                  Les donneurs de leçons.

                                                  Pourquoi ?
                                                  Parce que notre liberté,
                                                  Met le doigt,
                                                  Place l'index sur leurs frustrations
                                                  Cachées sous l'étiquette.
                                                  Nous vivons en dehors
                                                  De la société, des putains de normes,
                                                  Avec désinvolture, 
                                                  Sans censure,
                                                  Nous vivons en bohême,
                                                  Dans notre ART.
                                                  Et notre art est un art de vivre aussi.
                                                  Nous, les anticonformistes,
                                                  Sommes à l'opposé.

                                                  Des donneurs de leçons.

                                                  Notre marginalité a un prix.
                                                  Nous marchons à " contre-sens "
                                                  Du train en marche.
                                                  Nous vivons pour créer,
                                                  Notre monde est l'imagination.
                                                  Notre point commun:
                                                  LA FOLIE.
                                                  A partir de là, vous comprendrez
                                                  Qu'ils est impossible pour vous,
                                                  D'être assimilé à un être " normal "
             
                                                  Par les donneurs de leçons.

                                                  Ils vivent eux,
                                                  Une vie par procuration.
                                                  Et la différence est là.
                                                  Nous les Artistes,
                                                  Nous vivons selon NOTRE VISION.
                                                  Sans idéologie,
                                                  Sans patron pour lui cirer les pompes,
                                                  Ou lui sucer la bite.
                                                  Nous vivons tel des oiseaux
                                                  Evoluant dans nos univers respectifs.
                                                  Et notre territoire est illimité.
                                                  Ils ont un cerveau enclavé 
                                                  Par des codes,

                                                  Les donneurs de leçons.

                                                  Ils utilisent la logique,
                                                  Nous prenons la liberté
                                                  Comme outil à notre imprudence 
                                                  A vivre et à créer.
                                                  Ils utilisent la standardisation         
                                                  Et l'argumentation.
                                                  Nous évoluons dans entre les mots, 
                                                  Univers
                                                  Du non-dit et de la beauté.
                                                  Là ou nous créons,
                                                  Eux normalisent.
                                                  Nous inventons sans réfléchir
                                                  Des choses qui nous dépassent.
                                                  Ils raisonnent sur la cohérence de tout
                                                  Et " du pourquoi du comment ",

                                                  Les donneurs de leçons.

                                                  Ils sont partout.
                                                  Là ou l'esprit imaginatif
                                                  Vient à manquer.
                                                  Ils légiférent dans des consciences
                                                  Etroites les règles qui soutiennent
                                                  Leur manque de liberté 
                                                  Et de désinvolture.
                                                  Ils font les lois qui définissent 
                                                  Les normes
                                                  Qui rassurent leur étroitesse mentale 
                                                  Et le vide entre leurs neurones.

                                                  Ce texte est pour ceux 
                                                  Qui ne peuvent pas
                                                  comprendre les Artistes
                                                  Et l'esprit de liberté 
                                                  Qui nous anime.
                                                 
                                                  Je veux biensur parler:

                                                  Des donneurs de leçons.


                              
                                                                                       David Beck

                                                                                       Le 20 juillet 2009
Vendredi 10 juillet 2009
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Title: " Green sun "
Format: 33 x 41 centimeters
Drawing in the acrylic
Number of work:  2009DB169

Titre: "  Soleil vert "
Format: 33 x  41 centimètres
Dessin à l'acrylique
Numéro de l'oeuvre:  2009DB169

Vendredi 10 juillet 2009
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Title: " Blind man "
Format: 33 x 41 centimeters
Drawing in the acrylic
Number of work:  2009DB168

Titre: "  Blind man "
Format: 33 x  41 centimètres
Dessin à l'acrylique
Numéro de l'oeuvre:  2009DB168

Vendredi 10 juillet 2009
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Title: " A fly crashed on my helmet "
Format: 24 x 32 centimeters
Drawing in the Ink
Number of work:  2009DB167

Titre: "  Une mouche s'est écrasée sur mon casque "
Format: 24 x 32 centimètres
Dessin à l'encre
Numéro de l'oeuvre:  2009DB167

Vendredi 10 juillet 2009
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Title: " Scottish ghost "
Format: 24 x 32 centimeters
Ink
Number of work:  2009DB166

Titre: "  Fantôme Ecossais "
Format: 24 x 32 centimètres
Encre
Numéro de l'oeuvre:  2009DB166

Vendredi 10 juillet 2009
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Title: " Rebel teenager "
Format: 24 x 32 centimeters
Ink
Number of work:  2009DB165

Titre: " Adolescente rebelle "
Format: 24 x 32 centimètres
Encre
Numéro de l'oeuvre:  2009DB165

Vendredi 10 juillet 2009
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Title: " Cyclothymic beginning a depressive phase "
Format: 24 x 32 centimeters
Ink
Number of work:  2009DB164

Titre: " Cyclothymique commençant une phase dépressive "
Format: 24 x 32 centimètres
Encre
Numéro de l'oeuvre:  2009DB164

Lundi 6 juillet 2009
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                       Poème


                

             L'univers intérieur du peintre




             Voyage intérieur,
             Language sans mots,
             Je suis dans ma peinture,
             Le sens et la forme,
             L'expression et le créateur,
             La loi et la norme,
             La matière et la texture.

            
             Voyage intérieur dans mon univers.


             Mon pinceau glisse,
             Doucement sur la toile,
             Dessinant l'esquisse,
             Le contour d'une étoile,
             Que mon esprit,
             Imagina aussi grand
             Que ce pays:


             Mon cerveau.




                                                   6 juillet 2009


                                                   David Beck




         



                       



        
Lundi 6 juillet 2009
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                         Poème


                     
              La course contre la montre




              Mon espace temps rythmé,
              Au son désagréable d'un réveil,
              Matin, soleil levant, début de journée,
              Je me lève, j'ai mal dormi la veille,
              Les yeux cernés d'incertitude et de peur,
              Mon quotidien, je le connais par coeur.


              Je regarde les bus et les bagnoles,
              Entamant leur course vers l'esclavage,
              Dedant des conducteurs moroses sans paroles,
              De pauvres gens, salariés démenagent,
              Leurs rêves perdus et leur désarroi,
              Pour un sale job ou l'argent fait la loi.

             
              Sur la route des obligations sociales,
              J'enroulai en guise de corde une cravatte verte,
              Je devenais un être déçu et sans morale,
              Mon travail est le chemin qui me menait à ma perte,
              Mon âme en crise, ma conscience licencie,
              Mes rêves en faillite qui se sont enfuient.


              Je regarde ma montre bon marché,
              Il est déjà trop tard,
              Ma vie est déjà trop vite passée,
              Et mes espoirs ont pris du retard,
              Jamais, je ne veux plus échanger mon karma contre,
              Cette course contre la montre.




                                                                           6 juillet 2009


 
                                                                                David Beck
              
 
             



     
             
Lundi 6 juillet 2009
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                                  Poème



                     Je ne veux pas être des leurs



                     
                    Dans mon être profond,
                    Des visions et des images magnifiques,
                    Entâment une danse dans mon esprit fécond,
                    Ou se dessinent un univers prolifique.


                    Murmures sans sons, paroles sans mots,
                    Language sans vocabulaire, langue étrangère,
                    Qui est la mienne pour ces autres,
                    Qui ne comprennent pas mes maux.


                    L'expression de mon être dont il ne réfère
                    Qu'à cette forme physique entre autre,
                    Premier aspect,
                    Premier préjugé.

                    Nul ne me connait - je suis là,
                    Si seul parmi les autres,
                    Ceux-là m'indifèrent,
                    Je ne veux pas être des leurs - je ne suis plus là.




                                                                                  6 juillet 2009

                                                                                      
                                                                                       David Beck

Lundi 6 juillet 2009
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                                    Poème


                
                       Mort avant l'âge de vingt ans


       

                      De petites croix blanches,
                      Parsement un funeste cimetière,
                      Ou furent enterrés des militaires,
                      En mal de revanche.


                      Restes archéologiques de ma patrie,
                      Qui a sacrifié de jeunes cons,
                      En une tendre chair à canon,
                      Ils offrèrent leurs vies à une idéologie.

            
                       La baionnette et l'odeur du sang nous rappellent,
                       Les gueules cassées, culs de jatte et handicapés,
                       Ces soldats empallés ou explosés,
                       Des jeunes hommes sans médailles enterrés à la pelle.


                       O toi, le pauvre mec,
                       Soldat réduit en steak haché,
                       Que ton âme repose en paix,
                       Car la France t'a oublié.


                       Tu étais soldat...
                       Je suis poète...

                       Tu étais sous les ordres...
                       Je suis en liberté...

                       Tu étais patriote...
                       Je suis dissident...

                       Tu étais guerrier...
                       Je suis pacifiste...

                       Une tranchée nous sépare.

                       Tu es mort pour rien.
                       Tu es mort pour la France.

                       
                       C'est à toi que je dédie mon poème.

                       A toi le soldat si vite enterré,
                       Ton pays t'a réduit,
                       Avant d'avoir pu fêté,
                       Tes vingt ans en un triste confetti.



                      
                                                                                  6 juillet 2009



                                                                                       David Beck

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